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mercredi 2 janvier 2013

ISLAM: Le fait de parler d'Allah sans science Par Ibn Qayyim El-Djawziyya




Il s'agit du plus grave des interdits et du plus grand des péchés. C'est pourquoi il vient en quatrième position dans les interdits sur lesquels toutes les lois et les religions s'accordent car il s'agit d'interdits qui ne deviennent jamais permis, contrairement par exemple à la viande de la bête morte de mort naturelle ou de celle du porc ou du sang qui peuvent être rendus licites dans certains cas. C'est que les interdits sont de deux sortes : - un interdit en soi qui n'est jamais rendu licite - un interdit qui peut devenir licite dans certains cas particuliers Allah dit sur l'interdit en soi : "Mon Seigneur a interdit seulement : les turpitudes apparentes ou cachées" (S.7 / V.33) Puis Il passe à ce qui est plus grave : "Le péché et la violence injuste". Puis Il passe à ce qui est encore plus grave : "Il a interdit d'associer à Allah ce qui n'a reçu de Lui aucun pouvoir". Puis Il passe à ce qui est encore plus grave : "et de dire contre Allah ce que vous ne savez pas". Cette dernière attitude constitue le plus grave des interdits auprès d'Allah car elle renferme du mensonge contre Allah et elle tend à Lui attribuer ce qui est indigne de Lui, à modifier Sa religion, à nier ce qu'Il a confirmé et à confirmer, ce qu'Il a infirmé, à réaliser ce qu'Il a annulé et vice-versa, à prendre pour ennemis ceux qui sont Ses amis et vice-versa, à aimer ce qui Lui répugne et vice-versa, et à lui attribuer des qualités qui ne conviennent pas à Son Essence, à Ses attributs, à Sa parole et à Ses actes. C'est donc auprès d'Allah le pire des espèces d'interdits qui est à l'origine du polythéisme et de l'impiété et qui est le fondement des hérésies et des égarements. En somme toute hérésie trompeuse dans la religion a pour origine le fait de parler d'Allah sans science. Voilà pourquoi les anciens pieux et leurs imams ont fustigé cette attitude avec la dernière énergie et dénoncé ses adeptes partout où ils se trouvaient sur la terre, mettant sévèrement en garde contre eux et insistant dans leur désapprobation de cette attitude plus qu'ils ne le faisaient en fustigeant les turpitudes, les injustices et les transgressions parce que la menace que les hérésies représentent pour la foi est de loin la plus grave. Du reste Allah fustige celui qui attribue dans Sa religion le caractère licite ou illicite à une chose, de son propre fait et sans la moindre preuve divine qui l'atteste. En effet Allah dit : "Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues: "Ceci est licite, et cela est illicite", pour forger le mensonge contre Allah. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allah ne réussiront pas. " (S.16 / V.116) Qu'en serait-il de celui qui attribue à Allah des qualités dont Il ne s'est pas qualifié Lui-même ou qui Lui nie une qualité dont Il s'est qualifié Lui-même ? Quelqu'un parmi les anciens pieux disait : « Que l'un de vous prenne garde à dire : "Allah a rendu ceci licite et a rendu ceci illicite", de peur qu'Allah ne lui dise : " Tu as menti. Je n'ai pas rendu ceci licite et Je n'ai pas rendu cela illicite !" » Il faut dire que l'origine du polythéisme et de l'impiété c'est le fait de parler d'Allah sans science et connaissance. En effet le polythéiste prétend que ce qu'il adore en dehors d'Allah le rapproche d'Allah, intercède en sa faveur auprès de Lui et satisfait son besoin comme le font les médiateurs auprès des rois. Voilà pourquoi mentir sur l'Envoyé d'Allah, implique l'entrée en Enfer parce que ce genre de mensonge relève de ce qu'on dit nécessairement attribué à Celui qui l'a envoyé. Donc les péchés de tous les hérétiques relèvent de cette espèce et on ne peut s'en repentir qu'en désavouant les hérésies. Mais comment s'en repentir pour celui qui ne sait même pas que c'est une hérésie puisqu'il croit que ce qu'il fait c'est une sunna à laquelle il appelle ? Un tel homme ne peut vraiment reconnaître ses péchés qui impliquent qu'il ne s'en repente que s'il connaît la véritable Sunna et se met à l'étudier et à approfondir ses connaissances à ce sujet. Ce que les hérétiques ne font jamais. Pourtant c'est la Sunna qui anéantit l'hérésie. Lorsque son soleil se lève sur le cœur du serviteur elle dissipe de son cœur les brumes de toute hérésie et élimine les ténèbres de tout égarement car les ténèbres ne peuvent tenir tête au pouvoir du soleil. Mais le serviteur ne peut distinguer la Sunna de l'hérésie qu'en suivant la vraie Sunna et qu'en émigrant à chaque instant avec son cœur vers Allah dans la sincérité et qu'en émigrant vers Son Messager à travers l'attachement à puiser dans ses paroles, ses actes et sa conduite exemplaire, car comme l'indique le hadîth authentique : "Celui qui émigre vers Allah et Son Messager, son émigration sera effective vers Allah et Son Messager" Quant à celui qui émigré vers autre chose, se sera sa part dans le bas-monde, et dans la vie future.



Source: www.islam-al-haqq.com




mercredi 28 novembre 2012

La Fraternité entre Musulmans




Le prophète (salla'Allahu alayhi wa sallam) a dit : " Vous Verrez Les Croyants (musulmans) dans leurs Bontés, leurs Affections et leurs Sentiments Reciproques, former un Corps qui, lorsqu'un de ses membres souffre, voit tout le reste de son corps partager à l'envi son insomnie et sa fièvre " (Bukhari).

Le prophète (salla'Allahu alayhi wa sallam) a dit : " Que celui Parmi vous, qui peut etre utile à son frère, le soit ainsi " (Muslim) Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Nul d'entre vous ne sera véritablement croyant tant qu'il ne désire pas pour son frère ce qu'il désire pour lui-même. » Rapporté par Boukhâry et Mouslim. 

 Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « On ne fera pas miséricorde à celui qui n'est pas miséricordieux. » Rapporté par Aboû Dawoud et Tirmidhy et authentifié par Albâny. 

 Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Allah m'a commandé de vous enjoindre la modestie afin que personne ne se prétende supérieur aux autres ni ne les traite injustement. » Rapporté par Mouslim.

 Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Celui qui ne remercie pas les gens ne remercie pas Allah. » Rapporté par Tirmidhy et authentifié par Albâny. 

 Le Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Les croyants entre eux sont tels un édifice dont les éléments se consolident les uns les autres. » Rapporté par Boukhâry et Mouslim. 

 Selon Abdallah Ibn Omar- (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père), un homme est venu au Prophète (que la bénédiction et le salut d'Allah soient sur lui) et lui dit : « O Prophète ! Quel genre d'hommes est le plus aimé d'Allah ? Il dit : Le plus aimé d'Allah est celui qui est le plus utile (aux autres musulmans). Et l'œuvre le plus aimé d'Allah est une joie que tu fais sentir à un musulman, soit en le soulageant d'une détresse, en remboursant une dette à sa place ou en soulageant sa faim. En fait, si je marche avec un frère pour quelque affaire qu'il a, cela m'ait plus souhaitable que de faire une retraite spirituelle dans cette mosquée (celle de Médine). » [Rapporté par Ibn Abi Al-Douniâ, et Al-Albany dit qu'il est bon.]

samedi 16 juin 2012

ISLAM: Les preuves dans la Sounnah quant au mérite de la science.



- Les dires du Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- :

« Celui à qui Allah veut du bien, il lui fait comprendre la religion (c’est-à-dire: la science) ». Rapporté par Boukhari et Mouslim.

Ce Hadith signifie que celui à qui Allah veut du bien, Il lui fait apprendre (saisir) la religion (la science).On comprend donc que celui à qui Allah ne veut pas de bien, Il ne lui fait pas saisir la religion.


- L'imam Ahmed (Qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :

« Les gens ont besoin de la science plus que la nécessité de s'alimenter, car la nourriture et la boisson, ils en ont besoin une à deux fois dans la journée, quant à la science, ils en ont besoin autant de fois qu’ils respirent (c’est-à-dire : à chaque instant) ». Voir Bahr raiq el zouhd wa raqaiq de Cheikh Ahmad Farid, page 22.


- Le Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit aussi :

« Ce bas-monde est maudit Sens de « maudit » : détestable, méprisable, sans valeur, vil. Voir l’explication de Riyad Assalihine de Salim Al Hilali, vol 1, page 542.] et ce qu'il contient est maudit
sauf le rappel d'Allah et ce qui s'ensuit Le sens voulu est l’obéissance d’Allah. Voir Bahr raiq el zouhd wa raqaiq de Cheikh Ahmad Farid, vol 2, page 468.
de même qu'un savant ou un étudiant. » Rapporté par Tirmidhi, par Bayhaqi dans Chou’ab el Imane , par Ibn Maja, par Ibn Abi A’cim dans El Zouhd , par Baghawi dans Charh Assunah.


- Ce qui appuie l’immense mérite des savants et leurs supériorités sur les autres créatures sont les dires du Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- où il est cité :

« Le mérite (supériorité) du savant par rapport à l'adorateur est comme ma supériorité par rapport au moindre d'entre vous ».

Ensuite le Messager d'Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- a dit :

« Allah et Ses anges ainsi que les habitants des cieux et de la terre jusqu'à même la fourmi dans son trou et le poisson prient (invoquent) pour ceux qui enseignent le bien aux gens ». Rapporté par Tirmidhi. Sa chaîne est considérée comme bonne.

Ceci devrait suffire pour celui qui se comporte mal avec les savants et en fait un sujet de critiques (à moins que leur raison ne dépasse pas celle d'une fourmi ou d'un poisson...) Qu'Allah nous guide et fasse miséricorde à nos savants.

ISLAM: La science et les œuvres pieuses



La domination des musulmans et l’amélioration de leur situation sont liées à deux choses : la science bénéfique et les œuvres pieuses

Ceci en raison de la Parole d’Allah : « C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de la vérité, afin qu’elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu’en aient les polythéistes. » (At-Tawbah, v.33) Et Il dit parmi les versets du djihad : « Les croyants n’ont pas à quitter tous leurs foyers. Pourquoi un groupe de chaque tribu ne viendrait-il pas s’instruire dans la religion, pour pouvoir avertir leur peuple à leur retour, afin qu’ils soient sur leur garde ? » (At-Tawbah, v.122)

Abû Mûsâ rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « La guidée et la science avec lesquelles Allah m’a envoyées sont semblables à une pluie abondante tombant sur une terre. Une partie de cette terre était pure, accepta l’eau et fit pousser beaucoup de fourrage et d’herbe. Une partie de cette terre était stérile mais retint l’eau si bien que les gens en profitèrent : ils en burent, abreuvèrent [leurs bêtes] et irriguèrent [leurs champs]. La pluie tomba également sur une terre aride ne retenant pas l’eau et ne laissant pousser aucun pâturage. C’est là l’exemple de celui qui s’instruit dans la religion d’Allah et a tiré profit de ce avec quoi Allah m’a envoyé, en l’apprenant et l’enseignant ; ainsi que de celui qui ne s’en soucie aucunement et n’accepte pas la guidée d’Allah avec laquelle j’ai été envoyé. » [Al-Bukhârî (79) et Muslim (2282/15)]

Il dit également : « Allah ne retirera pas la science en l’arrachant aux serviteurs, mais Il la retirera en faisant disparaître les savants. Et lorsqu’il ne restera aucun savant, les gens prendront à leur tête des ignorants qui seront interrogés et répondront sans science, et ainsi s’égareront et égareront les gens. » [Al-Bukhârî (2877) et Muslim (2673/14)]

Ziyâd Ibn Mabîd rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) mentionna une chose puis dit : « Cela se produira lorsque la science s’en ira. » Je dis : ô Messager d’Allah ! Comment la science s’en irait alors que nous récitons le Coran, l’enseignons à nos enfants qui eux-mêmes l’enseigneront à leurs enfants, et ce jusqu’au Jour de la Résurrection ? Il répondit : « Que ta mère te perde Ziyâd, je te considérais pourtant parmi les hommes les plus savants de Médine. Ces juifs et chrétiens ne lisent-ils pas la Thora et l’Évangile, sans pour autant rien pratiquer de ce qu’ils contiennent. » [Sahîh Sunan Ibn Mâjah (3272)]

Et dans le hadith de ‘Iddî Ibn Hâtim : « Ceux qui ont encouru la colère d’Allah sont les juifs, et les égarés sont les chrétiens. » [As-Sahîhah (3263)]

Ibn Mas’ûd a dit : « Chaque époque que vous vivez est pire que la précédente. Je ne parle pas d’un émir meilleur qu’un autre, ou d’un peuple plus riche que l’autre, mais vos savants et jurisconsultes meurent et vous ne leur trouverez pas de successeurs, et viendront des gens qui donneront des fatwas selon ce qu’ils pensent. » [Ad-Dârimî (188)]

Shaykh Fawzân dit :
Cette règle montre que la rectitude et le succès de la Communauté sont liés à deux choses nécessaires, et si l’une de ces deux choses vient à manquer, la Communauté ne réalise ni rectitude ni succès. Ces deux choses sont : la science bénéfique et les œuvres pieuses. Ce sont les deux choses avec lesquelles Allah a envoyé Son Prophète Muhammad (salallahu ‘alayhi wasalam). Allah dit : « C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidée et la religion de vérité pour la faire triompher sur toute autre religion et Allah suffit comme Témoin. » (Al-Fath, v.28)

La guidée désigne la science bénéfique, et la religion de vérité désigne les œuvres pieuses. Ils sont liés, la science n’est bénéfique qu’avec les œuvres et l’œuvre n’est bénéfique que si elle est accompagnée de science. Ainsi, la science sans mise en pratique n’a pas profité aux juifs, ils ont la Thora, savent ce qu’elle contient, ils en ont été chargés, mais ils ne l’ont pas mise en pratique. Allah les a comparés à l’âne qui porte des livres et n’en tire aucun profit : « Ceux à qui fut confiée la Thora, mais qui ne l’ont pas appliquée, sont comparables à un âne qui transporte des livres. Quel mauvais exemple que ceux qui traitent de mensonges les versets d’Allah ! Et Allah ne guide pas les gens injustes. » (Al-Jumucah, v.5)

Allah les a nommés « ceux qui ont encouru la colère », car ils ont désobéi volontairement à Allah, et ainsi Allah s’est courroucé contre eux, car on leur a donné une science et ils ne l’ont pas mise en pratique. De fait, toute personne agissant ainsi mérite cette menace, et d’être parmi ceux qui ont encouru la colère. Toute personne qui possède une science mais ne met pas en pratique sa science, Allah est courroucé contre elle, qu’elle compte parmi les juifs ou cette Communauté.
De même pour la pratique sans science, la pratique en fonction des passions, du suivi aveugle et des coutumes, cela n’est d’aucun profit, même si celui qui agit se donne de la peine, car la pratique sans science est égarement. Allah l’a nommée égarement, et Il a nommé ceux qui agissent sans science égarés, à la fin de sourate Al-Fâtihah : « Guide-nous sur la voie droite. La voie de ceux que Tu as comblés de bienfaits, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. » (Al-Fâtihah, v.6-7)
Allah (I) a mentionné trois groupes :

Premier groupe : ceux qu’Allah a comblés de bienfaits, et ce sont les adeptes de la voie droite qui ont réuni entre la science bénéfique et les œuvres pieuses. Ils sont ceux qui sont mentionnés dans la Parole d’Allah : « Ceux qui obéissent à Allah et au Messager seront avec ceux qu’Allah a comblés de Ses bienfaits parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux. Et quelle excellente compagnie que celle-là ! » (An-Nisâ’, v.69)

Deuxième groupe : Ceux qui ont encouru la colère, et ce sont ceux qui ont pris uniquement la science en délaissant les œuvres. Ils sont ceux qui ont encouru la colère, car celui qui sait n’est pas comme celui qui ne sait pas. Le cas de celui qui désobéit à Allah alors qu’il sait est plus grave que celui qui ne sait pas.

Troisième groupe : les égarés qui sont ceux qui ont œuvré en délaissant la science. Ils ont œuvré et se sont dépensés en cela, mais sans aucune science, sans preuve tirée du Livre et de la Sunna, alors que l’œuvre doit être fondée sur une preuve, et toute adoration qui ne repose pas sur une preuve est une innovation. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Quiconque accomplit un acte sur lequel il n’y a pas notre ordre verra son acte rejeté. » et il dit : « Et prenez garde aux choses nouvelles [dans la religion] car toute innovation est un égarement. » Ainsi, ils se sont fatigués dans les œuvres alors qu’ils sont dans l’égarement, que leurs œuvres sont caduques car infondées, non basées sur une preuve du Livre et de la Sunna.

Ainsi, seul le premier groupe atteint le salut, et ils sont ceux qui réunissent la science bénéfique et les œuvres pieuses. Et nous demandons à Allah dans chaque raka’ah d’être sur leur voie, et de nous écarter de la voie des deux groupes égarés.

À cette occasion, nous rappelons que les soufis font partie de ce troisième groupe de ceux qui adorent Allah sans science. Les soufis font des efforts dans la mention d’Allah, l’adoration, l’ascétisme, et beaucoup d’excès, mais cela sans aucune science. Plus encore, ils s’éloignent de la science et en écartent les gens. Ils se moquent de ceux qui accordent de l’importance à la science et disent : « Ceux-ci s’occupent du moyen et délaissent l’objectif. » Pour eux l’objectif est l’acte et le moyen est la science. Il est vrai que l’acte est l’objectif et la science un moyen, mais on ne peut atteindre l’objectif qu’à travers le moyen, et si on perd le moyen, on ne peut atteindre l’objectif. Nous ne disons pas aux gens : occupez-vous de la science et délaissez les œuvres, mais nous leur disons : réunissez les deux choses, la science et la pratique.
Les soufis ne cessent, c’est leur voie, de s’occuper par l’adoration et la mention d’Allah, les formules de rappel et les termes qu’ils ont innovés eux-mêmes, ou les shaykhs des voies soufies. Ils prêtent serment d’allégeance et s’engagent sur cela, mais ce n’est qu’égarement sur égarement, car cela est infondé, les adeptes ne veulent pas la science, mais sont ceux qui s’éloignent le plus de la science. C’est là une ruse du Diable, et il est obligatoire de réunir entre la science bénéfique et les œuvres pieuses.
Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a divisé les gens en trois groupes concernant ce qu’on rapporte de lui sur la science bénéfique et les œuvres pieuses :

Premier groupe : ceux qui ont réuni entre la science, les Textes, leur apprentissage, leur perfection, leur purification de toute chose étrangère, et leur connaissance à ce sujet. Ils ont réuni la mémorisation et la compréhension de ces Textes, leur commentaire, l’explication de leurs sens et ce qu’ils englobent. C’est là le meilleur des groupes, celui des adeptes des chaînes de transmission et des Textes, les jurisconsultes des savants du hadith comme l’imam Ahmad, l’imam Al-Bukhârî, l’imam As-Shâfi’î, et tous les jurisconsultes de la science du hadith, et c’est là un rang élevé, nous demandons à Allah de nous accorder de Sa grâce.

Deuxième groupe : à un niveau moindre que le premier, mais toujours dans le bien et la vertu. Ce sont ceux qui se sont attachés aux chaînes de transmission, l’étude des chaînes de transmission et l’exposé de ce qui est authentique et ce qui ne l’est pas. Ils ont mémorisé et maîtrisé les Textes, mais sans s’occuper de la compréhension, en n’étant que mémorisateur. C’est l’image de la terre qui a recueilli l’eau sans pour autant faire pousser du fourrage. Quant au premier groupe, il est semblable à la bonne terre qui recueille l’eau et fait pousser du fourrage, et dont les gens tirent profit. Ils tirent profit à la fois de l’eau et du fourrage : de la nourriture et de la boisson. Le deuxième groupe a recueilli l’eau, ils ont profité à la Communauté en mémorisant le Livre et la Sunna avec fidélité. Ce sont les savants des transmissions qui se sont attachés uniquement à la transmission, et ils ont en eux une vertu et un grand bien. Même s’ils sont à un rang moindre que les précédents, ils ont été d’une grande utilité aux gens, en mémorisant les Textes, les maîtrisant, les corrigeant et en en écartant le faux et les ajouts.

Troisième groupe : aucun bien en eux, ils sont comme la terre aride ne faisant rien pousser et ne retenant pas l’eau qui y coule pourtant, mais rien n’en reste et rien ne pousse. Elle reste telle qu’elle est, comme si aucune pluie ne l’avait touchée ! Aride. Ce sont ceux qui n’ont aucune science, ni transmission ni Texte, les ignorants qui ne portent aucune attention à la science, ne s’en préoccupent pas et ne sont pas connus pour cela. Ils n’ont aucun bien en eux et on n’en tire aucun profit.

C’est ainsi que se divisent les gens concernant ce qu’on rapporte du Messager salallahu ‘alayhi wasalam). Le troisième groupe ne s’intéresse aucunement à ce qu’on rapporte du Messager (salallahu ‘alayhi wasalam) et ne se soucie ni de sa transmission ni du Texte, ils ont perdu les deux choses, ainsi on ne tire aucun profit d’eux et il n’y a aucun bien en eux.

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a voulu de cette manière encourager les gens à la recherche de la science et la compréhension de la religion d’Allah, et il les a avertis contre le fait de négliger la science et la compréhension. S’il y a parmi eux des gens à l’exemple des deux premiers groupes, ils sont dans le bien, ils comptent des savants des Textes et des transmissions. Les gens sont dans le bien car ils ont parmi eux des sources de bien, mais si les deux premiers groupes disparaissent et qu’il ne reste que le troisième groupe de ceux qui n’ont ni Texte ni transmission, la Communauté sera dans le mal. Cela se passera à la Fin des Temps, lorsque la science aura disparu par la mort des savants, et que les gens n’auront plus de savants vers lesquels revenir, si ce n’est vers ceux du troisième groupe. Où iront les gens ? D’où tireront-ils la science et la pratique ? Qui interrogeront-ils s’il n’y a plus de savants et que la science est retirée ? C’est là un signe de mal dans la Communauté qui ne perdure que par l’existence de la science et des savants, l’existence de la science et de la pratique. Ainsi, si disparaissent la science, la pratique et les savants, la Communauté sera dans les ténèbres, ils prendront à leur tête des ignorants qui seront interrogés et répondront sans science, et ainsi s’égareront et égareront les gens.

La science ne vient pas sans rien, elle demande recherche et apprentissage, et elle n’est pas une chose simple que tout un chacun peut atteindre quand il le souhaite. La science a des fondements et des voies, et comme le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Celui qui emprunte une voie dans l’acquisition d’une science, Allah lui facilite un chemin vers le Paradis. » [Muslim (2699/38)]

Il est donc nécessaire d’emprunter la voie de l’apprentissage, et de prendre la science auprès des savants tant qu’ils existent. La science ne doit pas être prise des livres, des lectures, des ignorants, ou des étudiants, cela n’est pas la science, et on nomme cela « les lecteurs ». À la Fin des Temps, les « lecteurs » se multiplieront et les savants diminueront. L’existence des « lecteurs » n’est utile et profitable en quoi que ce soit, et si les savants sont absents, l’existence de « lecteurs » est plus nuisible qu’utile aux gens, ou ne profite carrément pas. La science doit donc nécessairement être prise auprès des savants, depuis ses fondements, ses Textes et fondations. Cela est nécessaire.

L’auteur dit en commentaire :
Son Excellence n’ignore pas qu’en raison de la divergence sur ces fondements, sont apparues chez nous de nouvelles compréhensions dans l’appel à Allah, différentes de ce que nous avons pu comprendre de la science, du Livre d’Allah et de la Sunna du Messager (salallahu ‘alayhi wasalam). De nouvelles compréhensions du commandement du bien et de l’interdiction du mal, autres que celles que nous avons apprises du Livre et de la Sunna. De nouvelles compréhensions dans le djihad sur le sentier d’Allah, autres que ce que nous avons compris, c’est-à-dire l’ensemble des compréhensions de la religion que nous avons héritée du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) et des Compagnons, car elles ont été expliquées autrement et comprises faussement.

Shaykh Fawzân commenta cela en disant :
Oui. Cela compte parmi les morcellements que nous avons mentionnés, du fait que nombre de ceux qui s’affilient à la science s’appuient sur eux-mêmes ou leurs semblables, sans revenir vers les gens de science, de clairvoyance et de compréhension. Ainsi, ils ont ouvert une voie qui n’a aucun fondement dans la Législation, sans consulter les gens de science et de clairvoyance et sans s’éclairer de leur avis. C’est là la conséquence du détachement de ceux qui s’affilient à la science vis-à-vis des savants et de l’apprentissage de la science dans des sources authentiques. Ils en sont arrivés à prendre la science en dehors de ses sources, et cela conduisit à l’apparition de ces voies. C’est là le problème, lorsque les gens ne reviennent pas aux savants arrivent les catastrophes. Le fait qu’une personne est en elle de la jalousie, de l’ardeur et de l’amour pour la religion ne suffit pas. Il est nécessaire que cela soit fondé sur une science authentique, une orientation saine, et il est nécessaire de revenir vers les savants. Allah dit : « Demandez aux savants, si vous ne savez pas. » (Al-Anbiyâ’, v.7)

Que l’ignorant se fie à sa personne, sa compréhension et aux livres qu’il possède, ou à ses semblables parmi les étudiants, c’est là une calamité. On rapporte que pendant les jours de troubles, lors du règne du roi ‘Abd Al-‘Azîz, on conseilla certains habitants de villages et on leur dit : « Revenez aux savants. » Ils répondirent : « Nous avons (l’ouvrage) Majmû’ah At-Tawhîd qui nous dispense des savants ! » C’est là une calamité ! Si quelqu’un se fie à un livre, alors qu’il est toujours débutant ou ne connaît rien, c’est une catastrophe. Majmû’ah At-Tawhîd est un bon livre et contient un bien sans aucun doute, mais il demande des savants qui expliquent et commentent ce qu’il contient. Quant au fait de disposer du livre, même s’il est très bien et bon, cela ne suffit pas, il faut un savant qui explique et clarifie ce qu’il contient. Si quelqu’un veut s’adonner à la médecine et qu’il possède tous les moyens médicaux, tous les remèdes, mais n’a pas étudier la médecine, convient-il qu’il ausculte les corps des gens et ouvrent leur ventre ? Il dit : « J’ai des remèdes et des moyens médicaux. » mais il n’a pas étudié la médecine, celui-ci va faire périr les gens. S’il en est ainsi pour les choses de ce monde, alors que dire des choses religieuses ?

Tu possèdes des livres, des moyens et des outils scientifiques, mais tu n’as pas d’enseignant, et tu n’es pas revenu vers les savants éducateurs, cela corrompt la religion, c’est pourquoi on dit : « La moitié d’un jurisconsulte, d’un grammairien, d’un médecin et d’un théologien (Mutakallim : Ce terme désigne ceux qui parlent sur Allah et Son Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam), en donnant priorité à la raison sur les Textes.) corrompt un pays. » Celui-ci corrompt les corps et il est la moitié d’un médecin, et cet autre corrompt les pays et il est la moitié d’un jurisconsulte, car il donne des fatwas sans science ; cet autre encore corrompt les religions et il est la moitié d’un théologien qui a appris la logique sans la maîtriser, il corrompt les religions car il entre dans les croyances et les détruit ; cet autre encore corrompt les langues et il est la moitié d’un grammairien, car la moitié d’un grammairien corrompt la langue, il faut nécessairement un grammairien entier, c’est-à-dire accompli dans la science, un jurisconsulte accompli dans la religion, un médecin accompli dans la médecine, et ainsi de suite.

L’auteur dit :
Qu’Allah soit bon envers vous. Certains savants ont des expressions, des appels sont nés au milieu du siècle dernier dans certains pays arabes disant qu’il fallait appeler à l’islam dans son acception globale, et ainsi ils ont délaissé l’appel à l’Unicité, car l’Unicité demande de la science, et qu’ils n’ont pas de science authentique concernant l’Unicité. Quel est votre commentaire, qu’Allah vous préserve ?

Shaykh Fawzân répondit :
Ainsi, que nous l’avons mentionné, cela n’est jamais profitable, l’appel à l’islam dans son appellation générale ne suffit pas. Qu’est-ce que l’islam ? Est-ce uniquement un nom ? Chacun sait que le nom est bon et que l’islam est une religion authentique, mais en conclusion qu’est-ce que l’islam ? Lorsque le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) envoya ‘Alî Ibn Abî Tâlib le jour de la bataille de Khaybar, il lui donna l’étendard et lui dit : « Reste ainsi jusqu’à parvenir à proximité d’eux, puis appelle-les à l’islam et informe-les de ce qui leur est obligatoire parmi le droit d’Allah. » [Al-Bukhârî (2847) et Muslim (2406/34)] Il n’a pas dit : appelle-les uniquement à l’islam mais : « et informe-les de ce qui leur est obligatoire » c’est-à-dire explique-leur ce qu’est l’islam. L’islam n’est pas seulement un nom général, cela ne profite pas, comme le fait d’expliquer l’islam par la voie qu’il suit, car les adeptes de l’innovation explique l’islam selon la voie qu’ils suivent : Al-Jahmiyyah expliquent l’islam selon leur voie, les adorateurs des tombes et les soufis expliquent l’islam selon la voie qu’ils suivent et disent « c’est cela l’islam ! » Mais l’islam avec lequel a été suscité Muhammad (salallahu ‘alayhi wasalam) est un islam authentique qui demande connaissance, clairvoyance, et à être expliqué aux gens avec clairvoyance. Quant au fait d’appeler à l’islam d’une manière générale, cela n’est d’aucune utilité, et au contraire peut nuire, car chacun explique l’islam selon la voie qu’il suit, en toute vérité ou fausseté.

Source: salafs.com

vendredi 15 juin 2012

Vendredi : les mérites de la récitation de la Sourate Al-Kahf



Nous connaissons tous la recommandation du Prophéte quant au fait qu’il faille lire la sourate Al-Kahf de façon hebdomadaire. Ses valeurs protectrices, et ses quatre histoires consécutives relatées par ALLAH Azzawajel au Prophète (salaLLAHOU ‘alayhi wa sallam) en font une des sourates les plus précieuses.

La descente de la sourate Al-Kahf

La Sourate Al-Kahf est une sourate révélée à la Mecque (mis à part ses versets 28, 83 et 101 qui furent révélés à Médine) et fait partie des cinq sourates mecquoises commençant par « alhamdou lilah » (Louange à Allah). Elle compte 110 versets et son nom est tiré de son 9ème verset :

Penses-tu que les gens de la Caverne et d’ar-Raquim ont constitué une chose extraordinaire d’entre Nos prodiges ?

D’après le tafsir de Ibno katir, notre prophète Mohammed (salaLLAHOU ‘alayhi wa sallam), s’est retrouvé confronté aux polythéistes et aux gens du Livre (à savoir les Juifs et les chrétiens) lorsqu’il a commencé à révéler le message divin. Deux polythéistes, du nom de Anadd’r bnoLharith et ‘oqba bno abo mohit sont envoyés par les Qoraichs chez les savants juifs afin de leur décrire Mohamme (salaLLAHOU ‘alayhi wa sallam) , puisque ces derniers détenaient une grande connaissance des prophètes(‘Alayhoum sallam). Ces derniers conseillèrent aux Qoraichs de poser trois questions à Mohammed (salaLLAHOU ‘alayhi wa sallam). Ainsi d’après eux, s’il (salaLLAHOU ‘alayhi wa sallam) parvenait à répondre, cela signifierait qu’il (salaLLAHOU ‘alayhi wa sallam) est bien prophète. Mais s’il (salaLLAHOU ‘alayhi wa sallam) n’y parvenait pas, c’est qu’il s’agirait d’un menteur. Les questions étaient les suivantes :

Qui furent les gens de la caverne ?
Qui est l’homme qui a parcouru la terre de l’est à l’ouest ? / Que sais-tu de Dul-Qarnayn ?
Qu’est ce que l’âme ? / Quelle est l’authentique histoire d’Al-Khadir ?

Le Prophète (saws) les fit attendre plusieurs jours, jusqu’à ce que Jibril lui apporte les réponses sur la demande d’Allah. Ainsi, on découvre cette sourate relatant ces événements. Le tafsir de Ibno katir rapporte que notre prophète Mohammed (saws) était fortement attristé, car malgré avoir apporté les bonnes réponses aux questions des juifs et des qoraichs, les preuves indiscutables qu’il est un prophète, ils continuèrent dans leur mécréance.

Les vertus de la sourate Al-Kahf

La sourate Al-Kahf est primordiale puisqu’elle rappelle l’importance de la croyance en Un Seul Dieu

Dis : « Je suis en fait un être humain comme vous. Ils m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun à son Seigneur ».
Sourate Al-Kahf (La Caverne) – Verset 110

Il existe de nombreux hadiths parlant des récompenses de la lecture de la Sourate Al-Kahf. Il est rapporté, en l’occurrence, que celui qui récite les dix premiers versets (ou les dix derniers selon le hadith) de cette sourate, sera illuminé par une lumière (Nour) entre ce vendredi et le suivant.

Le Prophète, SalaLLAHOU ‘alayhi wa Sallam a dit : « Quiconque récite la Sourate Al-Kahf, lui sera donné le Jour de la Résurrection une lumière qui s’étend de sa place jusqu’à la Mecque, et quiconque récite les dix derniers versets de cette Sourate sera épargné, lors de la sortie de l’antéchrist, de son épreuve… »
———-
Hadith rapporté par At-Tabarani et authentifié par Al-Albani
Le Prophète, SalaLLAHOU ‘alayhi wa Sallam a dit : « Quiconque récite la Sourate Al-Kahf (la caverne) le jour du Vendredi, Allah l’éclaire entre les deux vendredis. »
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Hadith rapporté par An-Nassaï, Al-Hakem et Al-Bayhaqi selon Abou Said al-Khoudari, qu’Allah soit satisfait d’eux, authentifié par Al-Albani
Le Prophète, SalaLLAHOU ‘alayhi wa Sallam a dit : « Quiconque récite la Sourate Al-Kahf le jour du vendredi, une lumière brillera sous ses deux pieds jusqu’au ciel, l’éclairant jusqu’au Jour du Jugement et il lui sera pardonné ce qu’il a fait entre les deux vendredis. »
———-
Hadith rapporté par Ibn Mardaweh selon Ibn Omar, qu’Allah soit satisfait d’eux
En ce qui nous concerne, nous qui ressentons du fond de nos coeurs la présence d’Allah, et parce que le Coran nous suffit à croire en UN Dieu Unique : Allah, ainsi qu’en son prophète, il nous est conseillé de réciter cette sourate, Al-Kahf, afin de se protéger du dajjal, c’est à dire l’antéchrit qui apparaitra à la fin des temps.

Aménager son temps chaque vendredi

La lecture de cette sourate prend aux alentours d’1/2 heure. Elle compte 110 versets. Comment aménager son temps chaque vendredi afin de lire cette sourate si importante, et ainsi bénéficier de la protection du Très Haut jusqu’au prochaine vendredi ? Voici quelques exemples inchaALLAH.

Si vous travaillez, commencez par lire les 22 premiers versets après salât el fajr. Puis du 23 au 50 dans les transports. Vous avez pris l’habitude de décaler votre pause le vendredi afin de vous rendre au Jumu’a. Avant ou après la prière et le darss, selon l’heure à laquelle vous arrivez à la mosquée, lisez les versets 51 à 81. Dans les transports lorsque vous rentrez chez vous lisez les derniers versets : de 82 à 110. Si vous allez au travail en transport, profitez d’un moment calme le soir pour lire les quelques versets qu’il vous reste à lire . Si vous êtes femme au foyer, avec de jeunes enfants ne vous laissant que très peu de temps, il vous faut lire ces quelques versets alors que vous êtes au calme, afin de vous imprégner des paroles d’Allah et d’en ressentir toute la force. Si vous le pouvez, l’idéal est de découper la lecture en deux. La première partie après Salât al-fajr, la seconde pendant la sieste des enfants.

Et vous ? Comment organisez vous votre journée pour lire la sourate Al-Kahf ?

Source: .ajib.fr

mardi 3 avril 2012

Islam: Les actions ne valent que par les intentions



Omar Ibn AI-Khattâb - qu'Allah soit satisfait de lui - a dit : « J'ai entendu le Messager d’Allah, , dire :

« Les actions ne valent que par les intentions qui les motivent et chacun n'a pour lui que ce qu'il a eu réellement l'intention de faire. Celui qui émigre pour Allah et Son Messager, son émigration lui sera comptée comme étant pour Allah et Son Messager. Et celui qui émigre pour acquérir des biens de ce bas-monde ou pour épouser une femme, son émigration ne lui sera comptée que pour ce vers quoi il a émigré » Hadith rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

Ce hadith sublime montre que les œuvres sont pesées à la balance de l'intention (Niyya); quand celle-ci est pure, l'œuvre devient bonne et lorsqu'elle est mauvaise l'œuvre s'en trouve corrompue.

C'est l'un des hadiths constituant le pivot de l'Islam. Il résume - selon l'Imam Ach-Chafi'i - le tiers de la religion, et se rapportent à lui soixante-dix chapitres de la jurisprudence.

Ainsi l'expression du Prophète - : «Les actions ne valent que par les intentions », signifie que les œuvres légales (Char'iyya) pour lesquelles est rétribué le musulman, comme les actes cultuels (Ibadat) ou d'obéissance, ne sont valables, parfaits, considérables ou acceptables que si les accompagne l'intention pure par laquelle l'on ne recherche que la face d'Allah - Exalté soit-Il - . D'ailleurs, certains savants estiment que ce sens englobe tous les actes, que ceux-ci procèdent du religieux ou du temporel (Dounyawi). Tout acte par lequel le musulman vise la proximité d'Allah, exalté soit-Il, peut procurer à celui-ci une récompense.


S'agissant de l'expression du Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam:
« Chacun n'a pour lui que ce qu'il a eu réellement l'intention de faire », celle-ci signifie que la part et la récompense qui reviennent à l'homme, demeurent tributaires de son intention. Si celle-ci est bonne et vouée à Allah exclusivement, l'œuvre sera agréée et son auteur récompensé. En revanche, si l'intention est mauvaise ou corrompue, l'œuvre sera elle-aussi mauvaise et son auteur en supportera le péché.

Donnons quelques exemples qui illustrent nos propos :

Celui qui tue délibérément un homme est à son tour tué,
et subit le jour du jugement dernier un châtiment douloureux.

Celui qui, par erreur, tue un homme paye le prix de sang et n'encourt aucun châtiment dans la vie ultime.

Celui qui formule l'intention de faire du bien, mais en est empêché, en sera récompensé.

Celui qui veut faire du mal, mais s'en abstient, par crainte d'Allah, exalté soit-Il, Allah le rétribue pour cela.

Celui qui veut faire du mal, mais en est empêché, supporte un péché.

L'intention a été instituée pour distinguer l'acte adoratif ('Ibada) de la simple habitude ('Ada) ou encore pour différencier les degrés des actes cultuels.

Exemple du premier cas : s'asseoir dans la mosquée peut avoir pour finalité la recherche du repos ou la retraite spirituelle (l'tikâf).

Ce qui distingue l'adoration de la simple habitude c'est l'intention. Il en va de même du lavage du corps qui peut être accompli pour simplement laver le corps ou pour lever l'état d'impureté, à titre adoratif.

Exemple du second cas : l'intention hiérarchise les actes cultuels; car l'on peut accomplir - par exemple - deux unités de prière pour s'acquitter de la prière canonique du matin (Soubh) ou simplement de la prière surérogatoire (Sunna).

L'intention a été instituée également pour que l'oeuvre soit vouée entièrement à Allah. En effet le croyant se doit de viser par ses œuvres l'agrément divin. Il doit veiller à ce que ses œuvres soient à l'abri des passions, de la recherche de la satisfaction de l'égo, c'est ainsi qu'il peut espérer une grande récompense de la part d'Allah, exalté soit-Il.

En tant que consécration de l'œuvre pour Allah, l'intention a été évoquée, dans le Coran, par le biais de la recherche sincère du Visage d'Allah.

Allah dit (sens du Verset):

« Reste en la compagnie de ceux qui, matin et soir, invoquent leur Seigneur en désirant Sa Face » (Coran: 18/28)

Ailleurs, le Coran utilise le terme « Ibtighâ' » (recherche) pour parler de l'intention pure :

« [...], et vous ne dépensez que pour la recherche de la Face d'Allah » (Coran: 2/272)

Ainsi toute œuvre qui n'est pas exclusivement vouée à Allah, ne peut être agréée et son auteur récompensé. Abou Moussa - qu'Allah soit satisfait de lui - a rapporté l'événement suivant :
« Un homme vint trouver le Messager d'Allah et lui demanda : « Lequel de ces trois combattants combat dans le sentier d'Allah: l'homme qui combat pour le butin, l'homme qui combat pour la réputation ou l'homme qui combat par ostentation ? »

Le Messager d'Allah, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam lui a répondu: « Celui qui combat pour que la parole d'Allah soit la plus haute, c' est celui-là qui combat dans le sentier d'Allah » (Al-Boukhari et Mouslim).

Donc, l'intention pure par laquelle n'est recherché que le Visage d'Allah constitue l'un des aspects de la sincérité envers Allah et le signe de la validité de la foi et des actes. C'est ce qu'exige, d'ailleurs, Allah de Ses serviteurs (sens du verset):

« Il ne leur a été recommandé, cependant, que d'adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif » (Coran: 98/5)

Abandonner l'ostentation dans les actes adoratifs, est un signe de sincérité envers Allah, l'ostentation étant la recherche à travers l'œuvre d'une finalité autre que l'agrément d'Allah. La sincérité dans les actes constitue une règle générale à laquelle si les gens viennent à se conformer, l'état de la communauté, islamique se réformera et les musulmans mèneront dès lors une vie agréable et prospère.

La sincérité du commerçant, par exemple, envers son Seigneur revient à ce qu'il montre de la miséricorde envers les gens lorsque ceux-ci sont dans une mauvaise passe, se satisfaisant d'un minimum de profits et se gardant de monopoliser les denrées alimentaires nécessaires. La sincérité de l'ouvrier dans son travail fait accroître la production et généraliser le bien. La sincérité des détenteurs du pouvoir, envers Allah, remettrait leurs pays sur la voie de la réforme et ferait le bonheur et le succès de leurs peuples. La sincérité des riches les empêcherait lorsque viennent les temps difficiles, de se montrer ladres alors que leurs concitoyens succombent sous le poids de l'indigence et des maladies.

La deuxième partie du hadith met en exergue la place de l'intention, laquelle détermine le sort des œuvres. Le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, dit : « Celui qui émigre pour Allah et Son Messager, son émigration lui sera comptée comme étant pour Allah et Son Messager » Le terme « hijra » (émigration) consistait à l'origine à ce que les musulmans faibles quittent un pays que dominent polythéisme, impiété et oppression pour la terre de I’ Islam (Dar-Al-Islam) ou un pays où ils ne sont pas inquiétés du fait de leurs convictions religieuses.

C'est ce que les musulmans premiers avaient fait en fuyant la persécution qu'ils subissaient à la Mecque. Ils ralliaient Médine où l'Etat islamique premier était en phase de genèse. Cette émigration renfermait certes une récompense immense, mais le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, montre ici qu'elle dépend de la nature de l'intention de l'émigrant. Celui qui émigre à la demeure de l'Islam par amour pour Allah et Son Messager et par désir de s'initier à l'Islam et pour que la parole d'Allah soit la plus haute, celui-là est en vérité l'homme qui émigre vers Allah et Son Messager. Et qu'il lui suffise comme honneur et gloire d'obtenir la récompense consécutive à son intention.

A la fin du hadith, le Messager d'Allah, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, dit :
« Et celui qui émigre pour acquérir des biens de ce bas-monde ou pour épouser une femme, son émigration ne lui sera comptée que pour ce vers quoi il a émigré.» C'est-à-dire que celui dont l'émigration a pour seul but d'obtenir un profit matériel, un bien relatif au monde d'ici-bas ou pour épouser une femme, son émigration ne lui sera comptée que pour ce vers quoi il a émigré. Autrement dit aucune rétribution ne découle de son action.
A ce sujet, l'on rapporte l'histoire d'un musulman qui a émigré de la Mecque à Médine; celui-ci quitta la demeure des négateurs dans le seul but d'épouser une femme appelée Oum Qays, c'est pourquoi il fut appelé l'émigrant d'Oum Qays.

Il s'ensuit que celui qui accomplit le pèlerinage par pure ostentation, ne récoltera aucune récompense, contrairement au pèlerin sincère aspirant à la proximité d'Allah et à la rémission de ses péchés; à celui-ci, Allah, s'Il le veut, agrée le pèlerinage et l'en rétribue.

Certains savants estiment que celui qui accomplit ses ablutions pour se rafraîchir ou jeûne dans un but thérapeutique (parce qu'il veut se mettre à la diète), recherchant par la même occasion la proximité d’Allah, ni ses ablutions ni son jeûne ne sont valides, car n'ayant pas été voués exclusivement à Allah.

En résumé, en Islam, les œuvres ne valent pas par leur forme, mais par la bonne intention qui les motive. Il s'agit là d'un principe sublime, procédant du comportement idéal, qui confère aux œuvres éminence et leur fait gravir les degrés de la perfection. Ce principe débarrasse les œuvres, en même temps, des passions, de toute mauvaise envie ainsi que de toute forme d'ostentation. C'est dire que lorsque n'est recherché que l'agrément d'Allah, les intentions en deviennent pures, les cœurs unis, le bien se généralise et les musulmans se tournent tous vers la même finalité: œuvrer en conformité avec ce qu'Allah agrée, or Allah n'ordonne à l'homme que ce qui renferme pour lui du bien, Allah se passant de toutes Ses créatures.



dimanche 1 avril 2012

Al Ghourabaa (les étrangers) ! Qui sont-ils ?



Par Shaykh 'Abdel 'Azeez Al Râjihi

traduction :

Le prophète salallahou 'alayhi wa salam a dit :
« Certes cette religion a débuté comme quelque chose d'étrange
elle redeviendra étrange comme elle a débuté, (fa Tooba lil
ghourabaa) faites donc la bonne annonce aux étrangers »
il lui fût dit : « Ô messager d'Allah qui sont les étrangers ? »
il répondit : « il s'agit de ceux qui font revivre ma sounnah après moi
puis ils l'enseignent aux serviteurs d'Allah. »


La première partie du hadith : « Certes cette religion a débuté comme
quelque chose d'étrange elle redeviendra étrange comme elle
débuté, (fa Tooba lil ghourabaa) faites donc la bonne annonce aux
étrangers »

Cette premiere partie du hadith a été rapportée par l'imam Mouslim
dans son recueil de hadiths authentiques, elle a été rapportée
également par at-tirmidhî, par Ibn Maajah également par Ibn
Khouzaymah et par al khateeb al baghdaady et d'autre qu'eux, c'est
donc un hadith incontestable.

« Certes cette religion a débuté comme queqlque chose d'étrange
elle redeviendra étrange » c'est à dire : le prophète salallahou alayhi
wa salam était le premier des croyants , le premier des musulmans
puis se convertit après lui un homme libre : Abou Bakr puis un
esclave : Bilâl puis après eux beaucoup de compagnons.

« et cette religion redeviendra étrange » vers la fin des temps tout
comme elle a débuté, les gens sortiront de l'islâm de la meme façon
qu'ils y sont entrés et nous demandons à Allah de nous en préserver.

« FaTooba lilghouraba » Tooba signifie le paradis, le paradis pour les
étrangers ceux qui s'accrochent à la religion.

Dans une autre version il fût dit : « qui sont ces étrangers ô
Messager d'Allah ? » , il répondit « ils sont ceux qui rectifient ce que
les gens ont corrompus »
dans une autre version il répondit : « ils sont ceux qui se rectifient
quand les gens se pervertissent » c'est à dire qu'ils rectifient ce qu'il
y a en eux même alors que les gens se pervertissent.

Dans une autre version du hadith il répondit : « ils sont ceux qui
rectifient ce que les gens ont corrompus » dans une autre version
« ils sont ceux qui sont en démêlé, en litige dans leurs tribus » car
dans chaque tribu,dans chaque clan, dans chaque famille on trouve
toujours une ou deux personnes qui sont dans la vérité alors que tout
le reste sont dans le faux , 1 ou 2 personnes dans la vérité et le reste
dans l'erreur.

enfin dans une autre version le Prophète salallah 'alayhi wa salam a
dit concernant les étrangers : « ils sont un petit groupe de gens pieux
vivant parmi une population pervertie et corrompue. »

Il nous est donc parvenu 4 explications du terme ghourabaa, quand
on a interrogé le prophète salallahou alayhi wa salam et qu'on lui a
demandé qui sont les étrangers (man houm al-ghourabaa)
il a répondu :

1ere version : « ceux qui se rectifient quand les gens se
pervertissent » c'est à dire qu'ils rectifient ce qu'il y a en eux même
quand les gens eux se pervertissent. Ainsi les gens se pervertissent,
les gens sont corrompus mais eux al-ghourabaa, les étrangers sont
pieux, constant sur le droit chemin.

2eme version : le prophète sallahou 'alayhi wa sallam a dit : « ils sont
ceux qui rectifient ce que les gens ont perverti » c'est a dire qu'ils
sont des prêcheurs vers le bien.

3eme version : « ils sont ceux qui sont en démêlé, en litige dans leurs
tribus » , car comme nous l'avons vu dans chaque tribu, chaque
famille on trouve toujours une ou deux personnes qui sont dans la
vérité alors que tout le reste sont dans l'erreur.

4eme version : « ils sont un petit groupe de gens pieux vivant parmi
une population pervertie et corrompue »

et on va trouver une 5eme version : quand le prophète salallahou
'alayhi wa sallam fût interrogé : mais qui sont les étrangers ? (man
houm al-ghourabaa) il répondit : « ceux qui font revivre ma sounnah
après moi puis ils l'enseignent aux serviteurs d'Allah »

cette version est similaire à la 2eme version quand le prophète
salallahou 'alayhi wa sallam dit : « ils sont ceux qui réctifient ce que
les gens ont perverti »

Et concernant la parole du Prophète salallahou 'alayhi wa sallam :
« ceux qui font revivre ma sounnah après moi puis ils l'enseignent
aux serviteurs d'Allah » ce rajout fût rapporté par al khateeb al
baghdaadî dans son ouvrage (sharfou as-sahâbil hadith), et ce rajout
fût également rapporté Nasr al Maqdisî dans son ouvrage (kitaaboul
houjjah)

L'auteur l'imam Mouslim a rapporté ce hadith pour mettre en
évidence qu'il est nécéssaire de faire revivre les sounanes (les
traditions du prophète sallahou 'alayhi wa salam).

Et pour mettre en évidence que ceux qui font revivre les traditions
prophetiques et les enseignent aux serviteurs d'Allah ceux là sont les
etrangers al-ghourabaa.

Et ce qui est connu c'est que quand on fait revivre une sounnah on
annule une innovation qui la remplaçait, aussi on trouve dans tout
cela également une mise en garde contre les innovations et
l'exhortation de faire revivre les traditions du prophète salallahou
'alayhi wa sallam.

Source: www.islam-al-haqq.com


Al Ghourabaa! Qui sont'ils? par Aboudjaafar

samedi 31 mars 2012

DOUCEUR ET DEVOTION ENVERS LES PARENTS



Et ils [Ahl us-Sunnah wal Jamâ’ah] commandent d’être doux et dévoués envers les parents. Et cela à cause de l'ampleur de leurs droits. Et Allâh n’a créé aucun droit qui suive les Siens et ceux du Messager, si ce n'est celui des parents, Il dit donc :

وَاعْبُدُواْ اللّهَ وَلاَ تُشْرِكُواْ بِهِ شَيْئًا وَبِالْوَالِدَيْنِ إِحْسَان

« Adorez Allâh et ne Lui associez personne, et soyez bons avec vos parents » (4 : 36)

Donc le droit du Messager est inclus dans le commandement de l’adoration d’Allâh, car l’adoration ne sera correctement établie qu'au moment où elle sera basée sur le droit du Messager , à travers l’amour qu’on lui porte et la poursuite de sa voie. Voilà ce qui est inclus dans Son verset : « Adorez Allâh et ne Lui associez personne dans votre adoration ». Qui pourrait adorer Allâh sans suivre la voie et l’exemple du Messager ? Donc lorsque l’on adore Allâh en accord avec la législation du Messager, on aura rempli nos devoirs.

Alors, après cela, viennent les droits des parents. Les parents subissent des difficultés à cause de leurs enfants et plus particulièrement la mère. Allâh l’Exalté a dit :

وَوَصَّيْنَا الْإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ إِحْسَانًا حَمَلَتْهُ أُمُّهُ كُرْهًا وَوَضَعَتْهُ كُرْهًا

« Et on a enjoint l’homme à être respectueux et doux avec ses parents. Sa mère l’a porté avec difficulté et elle continue à le porter avec difficulté » (46 : 15)

Et dans une autre âyah : وَوَصَّيْنَا الْإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ حَمَلَتْهُ أُمُّهُ وَهْنًا عَلَى وَهْنٍ

« Et on a enjoint l’homme à être respectueux et doux avec ses parents. Sa mère l’a porté subissant peine sur peine » (31 : 14)

Donc la mère rencontre des difficultés lors de sa grossesse, à la naissance et après la naissance, et le clémence et la bonté qu’elle a envers son enfant sont plus importantes que celles que le père a pour lui. C’est pourquoi c’est elle qui mérite le plus notre compagnie et notre bon traîtement, et même plus que le père.

Un homme demanda : « Oh Messager d’Allâh, qui mérite le plus ma compagnie ? » Il dit « ta mère » Il dit « puis qui d’autre ? » Il dit « Ta mère » Il dit « et qui ensuite ? » Il dit « Ta mère ». La quatrième fois il répondit « Puis ton père ». (1)

Et le père aussi rencontre des difficultés face à ses enfants et il s’inquiète de ce qui les préoccupe, est content lorsque ses enfants sont heureux et il s’efforce d’obtenir tout ce qui pourrait les réconforter et les mettre à l’aise et ce qui leur permettrait d’avoir une bonne vie. Il pourrait traverser des déserts et des contrées sauvages pour obtenir des moyens de subsistance pour lui et ses enfants.

Donc le père et la mère ont des droits, et quoique vous fassiez en terme d’actions pour eux ne compensera pas tous leurs droits, et c’est pourquoi Allâh `azza wa Jal a dit :

وَقُل رَّبِّ ارْحَمْهُمَا كَمَا رَبَّيَانِي صَغِيرًا

« Et dis : Oh mon Seigneur, fais leur à tous deux miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit » (17 : 24)

Donc leurs droits datent de ce qu'ils ont fait pour toi auparavant, quand ils t’ont fait élevé alors que tu étais petit et incapable de te faire du bien ou du mal. Il est donc obligatoire d’être reconnaissant envers eux.

Et par consensus, être dévoué envers ses parents est une obligation individuelle. C’est pour cette raison que le Prophète a rendu cela plus important que le Jihâd sur le sentier d'Allâh, tel qu’il est dit dans le hadîth d’Ibn Mas`ûd qui dit : « j’ai dit « Oh Messager d’Allâh ! Quelle est action la plus aimée d’Allâh ? » Il dit « Accomplir la prière à son heure » Il dit « Et ensuite ? » Il dit « Être doux et dévoué envers ses parents » Je dis « et ensuite ? » Il dit « Le jihâd dans le sentier d’Allâh ». » (2)

Les parents sont la mère et le père ; ainsi que le grand-père et la grand-mère à qui on doit montrer douceur, mais pas dans la même mesure que pour les parents. C’est parce que les grands-parents n’ont pas subi les difficultés subies par les parents, accordant de l’attention et surveillant leurs enfants. Mais leur témoigner de la gentillesse est obligatoire pour garder les liens de parenté et ils sont les relations qui le méritent le plus. Cependant, quant à al-Birr, c'est-à-dire montrer de la gentillesse et de la dévotion, cela ne s'applique qu'au père et à la mère.

Qu’est donc « al-Birr » ? Al-Birr est d’essayer d’apporter autant de bien que l’on peut et de retenir et repousser le mal.

[On parle d’]amener le bien en terme de confort, servitude, essayer de les rendre heureux, par exemple en étant de bonne humeur, leur parlant gentiment et les traîtant bien et essayer de faire tout ce qui peut leur faire plaisir.

C’est pourquoi l’opinion correcte est qu’il est obligatoire pour les enfants de servir à leurs père et mère, aussi longtemps que ça ne lèse pas le fils. Et si cela lui portait atteinte, il ne serait alors pas obligatoire pour lui de les servir, sauf en cas de nécessité.

Et c’est pourquoi nous disons : en effet, l’obéissance envers eux est obligatoire si cela leur est bénéficiable et que cela ne porte pas atteinte au fils. En ce qui concerne ce qui lui porte préjudice, que cela soit en terme de religion, comme lui ordonner d'abandonner quelque chose d'obligatoire ou de faire quelque chose d'interdit, il ne faut pas leur obéir en cela. Mais si ce préjudice porte sur les affaires mondaines, alors il n'est pas obligatoire de leur obéir. En ce qui concerne l'argent, il lui est obligatoire de les traiter correctement en dépensant librement pour eux, même d'importantes sommes, tant que cela ne lui porte pas atteinte et que cela ne nuise pas à ses propres besoins. De plus, le père est spécifiquement autorisé à prélever sur les richesses de son fils comme il l’entend, tant que cela ne lui porte pas atteinte.

Lorsque l’on réfléchit à l’état des gens de notre époque, on constate que bon nombre d’entre eux ne traîtent pas leurs parents avec bonté mais leur désobéissent ouvertement plutôt et les traîtent mal. Vous trouveriez plutôt les gens être bienfaisants envers leurs amis, s'asseyant inlassablement avec eux. Par contre, s’il devait rester avec son père ou sa mère pour juste une heure par jour, vous le verriez agité comme s’il était assis sur des charbons ardents. Et ceci n’est pas un traitement aimable. Par contre, celui qui montre douceur est celui qui ouvre son coeur à sa mère et à son père, les sert, leur est dévoué et montre la plus grande ardeur pour leur faire plaisir, et ce par tous les moyens qu’il possède.

Et comme on dit souvent, ‘Al-Birr est un investissement’. Car à vrai dire, si quelqu’un est bon [avec ses parents,] il recevra une grande récompense dans la prochaine vie, et il sera même rémunéré pour cela dans cette vie. Ainsi, bien ou mal traîter ses parents est comme ‘un investissement’ comme on dit, ou un emprunt. Si vous avez été bons envers vos parents, alors vos enfants seront bons avec vous, et si vous avez été désobéissants avec vos parents, alors vos enfants vous désobéiront.

Et il y a beaucoup de témoignages de la part d’enfants qui ont bien traîté leurs parents et qui ont alors été bien traîtés par leurs enfants ; quant à la désobéissance, il y a aussi des témoignages qui montrent que ceux qui ont des enfants désobéissants ont aussi été désobéissants envers leurs parents.

Ainsi, Ahl-us-Sunnah wal-Jamâ'ah ordonne d’être aimable et dévoué envers ses parents.

[Issu de Sharh ul-'Aqîdat-il-Wâsitiyyah par Shaykh ibn al-'Uthaimîn rahimahullah p.673-676 ; édition Dâr-uth-Thurayyâ 1421 (2000)]

(1) Rapporté par Al-Bukhârî dans le Livre des Bonnes Manières, Chapitre : Qui mérite le plus la compagnie ; et dans Muslim dans le Livre du Traitement Bienfaisant et Garder le Liens Familiaux.
(2) Rapporté par al-Bukhârî dans le Livre des Bonnes Manières, Chapitre : Le bon traîtement et conserver les liens de parenté et par Muslim dans le Livre de l’Imân.

vendredi 30 mars 2012

La prière de consultation (Salat Al-istikhara)



La prière de consultation fait partie des actes que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) pratiquait régulièrement.

C’est une prière composées de deux rakaates, suivie d’une invocation que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) formulait quand il envisageait une affaire ou se trouvait face à un projet dont il ne savait s’il était bénéfique ou non. Ensuite, il poursuivait cette initiative ou ce projet ; lorsque ce projet était bénéfique, les conditions de sa poursuite et de son exécution devenaient favorables, sinon Dieu l’en détournait.



La prière de consultation est donc une tradition prophétique recommandée pour toute personne confrontée à une décision importante comme un mariage, un voyage ou un travail ; elle doit accomplir la prière de consultation, puis elle répète l’invocation que le Prophète (Salla Allah ‘alih wa Salam) disait. Si le projet en question est bénéfique, Dieu insufflera au fidèle de l’enthousiasme envers l’exécution de ce projet et lui en facilitera l’accomplissement. Autrement, Dieu le fera renoncer à ce projet.


Description de la prière de consultation


La prière de consultation se compose de deux rakaates, la première rakaate se compose de préférence de la sourate la Fatiha (n°1 du coran) et de la sourate " Les Incroyants " (Kafiroune n° 109 du Coran). La deuxième rakaate se compose de préférence de la sourate Fatiha suivie de la sourate " Le Culte pur " (sourate Ikhlas n° 112 du Coran).



Après les salutations finales, le Croyant invoque Dieu par une invocation spéciale afin que Dieu l’aide à réaliser la meilleure action. Il faut attirer l’attention des Frères et Sœurs que cette prière ne doit pas être uniquement faite lorsque l’on souhaite choisir son conjoint.



Selon Jaber Ben Abdallah (raa), " le Prophète (Salla Allah ‘alih wa salam) nous enseignait à demander l’inspiration à Dieu comme il nous enseignait les sourates du Coran. Il nous disait : Lorsque l’un de vous veut décider d’une chose qu’il fasse deux rakaates en dehors de la prière canonique puis qu’il dise " Seigneur Dieu, je Te demande de m’inspirer  par Ta Science, je Te demande de m’appuyer par Ta Puissance et je Te demande de Ta Grâce Incommensurable, car Tu peux tout et je ne puis rien, Tu sais tout et je ne sais rien, car c’est Toi qui connaît les choses cachées. Grand Dieu ! Si tu sais qu’il aura du bien dans cette affaire, en ce qui concerne ma religion, ma subsistance et de mon destin (mon avenir ou mon futur) décide en ma faveur et rends la moi facile, puis bénis là pour moi. Et si Tu sais qu’il en résultera un mal pour moi dans ma religion, ma subsistance et mon destin (mon avenir ou mon futur) écarte là de moi et écarte-moi d’elle et décide le bien pour moi là où il se trouve, puis rends-moi satisfait d’elle " ensuite, qu’il indique son affaire. (Hadith Sahih rapporté par l’Imam Bokhari).



Invocation en phonétique dite après les salutations

"Allahouma inni astakhirouka bi îlmik wa astaqdirouka bi qodratik wa as-alouka min fadlika al âzim, fa innaka taqdirou wa la aqdir wa tâlamou wa la âlam wa anta âlamoul ghouyoub.



Allahouma in kounta tâlamou anna hadha al amra khayroun li fi dinni wa ma-âchy wa âqibata amri, fa qdourhou-li, wa in kounta tâlamou ana hadha al amra charroun li fi dinni wa ma-âchy wa âqibata amri fa çrif-hou âni wa çrifni ânh, wa qdour li al khayra haythou kana thoumma radini bih ".  (Traduction du Hadith cité ci-dessus)

Source: imaniatte.over-blog.com


mercredi 8 février 2012

Celle-ci pour celle- là



‘Â’isha  (Radi Allahou ‘Anha) rapporte le récit suivant : « Une fois, j’ai préparé pour le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) un mets fait de viande hachée et de farine –khazira- et je le lui apportai. Le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) était assis entre Sawda et moi. Je proposai à Sawda d’en manger mais elle refusa. Je lui dis alors : «  Ou bien tu manges, ou bien je te barbouillerai le visage avec cette nourriture ». Comme elle refusa toujours, je mis ma main dans le plat et je lui couvris le visage. Le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) rit, puis prit un peu de nourriture qu’il donna à Sawda en lui disant : 
« Barbouille son visage toi aussi ». ‘Umar (Radi Allahou ‘Anhou) passa à ce moment-là près de la maison en s’écriant : « Ô serviteur d’ALLAH ! ». Le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) pensa qu’il allait entrer et nous dit : « Allez vite laver vos visages ». Depuis ce jour-là, ‘Umar m’inspirait une crainte mêlée à de l’admiration en raison du respect que l’Envoyé d’ALLAH lui témoignait.

(Hadith authentique, rapporté par Abû Ya’lâ (n°4476), Ibn Asâkir (44/90). Le shaykh Al-Albânî la qualifie d’authentique : voir son livre « silsiltu-l-ahâdîthi-s-sahîha » (n°3131).