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mercredi 8 février 2012

Celle-ci pour celle- là



‘Â’isha  (Radi Allahou ‘Anha) rapporte le récit suivant : « Une fois, j’ai préparé pour le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) un mets fait de viande hachée et de farine –khazira- et je le lui apportai. Le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) était assis entre Sawda et moi. Je proposai à Sawda d’en manger mais elle refusa. Je lui dis alors : «  Ou bien tu manges, ou bien je te barbouillerai le visage avec cette nourriture ». Comme elle refusa toujours, je mis ma main dans le plat et je lui couvris le visage. Le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) rit, puis prit un peu de nourriture qu’il donna à Sawda en lui disant : 
« Barbouille son visage toi aussi ». ‘Umar (Radi Allahou ‘Anhou) passa à ce moment-là près de la maison en s’écriant : « Ô serviteur d’ALLAH ! ». Le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) pensa qu’il allait entrer et nous dit : « Allez vite laver vos visages ». Depuis ce jour-là, ‘Umar m’inspirait une crainte mêlée à de l’admiration en raison du respect que l’Envoyé d’ALLAH lui témoignait.

(Hadith authentique, rapporté par Abû Ya’lâ (n°4476), Ibn Asâkir (44/90). Le shaykh Al-Albânî la qualifie d’authentique : voir son livre « silsiltu-l-ahâdîthi-s-sahîha » (n°3131).

Toujours souriant


Voici un hadith qui montre comment le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) était doux et souriant sauf qu’il ne souriait que dans les moments où il convenait de sourire.
Al-Bukhârî rapporte que Sa’d b. Abî Waqqâs a dit que ‘Umar b. Al khattâb (Radi Allahou ‘Anhou) se rendit à la maison de l’Envoyé de D’ALLAH (Salallahu ‘Alayhi wa Salam). Il y avait chez le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) des femmes de Quraysh qui le harcelaient avec leurs questions et leurs demandes insistances au point que leurs voix  couvraient la sienne. Quand ‘Umar (Radi Allahou ‘Anhou) demanda la permission d’entrer, les femmes se cachèrent derrière un rideau avec une telle vitesse que lorsqu’il entra, in ne trouva que le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) en train de rire. «  Puisse ALLAH remplir ta vie de rire, Ô Envoyé d’ALLAH ! Que mon père et ma mère te servent de rançon lui dit ‘Umar.  – C’est étonnant, dit le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) avec quelle rapidité ces femmes, qui était avec moi, à l’instant, ont disparu derrière ce rideau dès qu’elles on entendu ta voix ! – Il serait, dit ‘Umar, qu’elles ressentent de la crainte devant toi, plutôt que devant moi ». Puis, s’adressant aux femmes, il déclara : «  Ô ennemies de vous-mêmes, me craignez-vous pas et ne craignez vous pas l’Envoyé d’ALLAH ? – Il en est bien ainsi, répondirent- elles, car tu es plus rude et plus dur que l’Envoyé d’ALLAH ». Le Prophète (Salallahu ‘Alayhi wa Salam) lui dit : « Ô fils d’Al-Khattâb ! Par Celui qui détient mon âme en Sa main, si satan te trouvait en train de cheminer sur un certain sentier, il choisirait lui-même d’en emprunter un autre ».

Source: (Hadith authentique, rapporté par Al-Bûkhari (n°3294)- livre du début de la création- et Muslim (n° 2397)- livre des mérites des Compagnons.